Git : du fichier au contenu

Vous êtes habitué à manipuler des fichiers ? Git vous invite à penser autrement. Avantage : vous avez une maîtrise beaucoup plus grande de votre contenu.

Qu’est-ce qu’un fichier ? Pour vous, un contenu, image, texte, feuille de calcul ou autre, identifié par un nom. Pour votre système d’exploitation, une suite de bits sur le disque dur à laquelle sont associés un nom de fichier et un chemin de répertoires. Si vous souhaitez gérer votre projet en termes de fichiers sous Git, vous allez au-devant de maintes difficultés. Si vous pensez plutôt en termes de contenu, tout devient beaucoup plus simple.

Si vous donnez un fichier à Git, il le scinde directement en deux choses :

  • un contenu (suite de bits, ou blob),
  • un arbre (lien entre le nom de fichier et le contenu).

Il le stocke ensuite dans l’une des deux zones suivantes :

  • l’index (zone temporaire),
  • la base de données d’objets (zone persistante).

Lorsque vous ajoutez un fichier (git add <fichier>) :

  • l’arbre est placé dans l’index,
  • le contenu est placé dans la base d’objets.

Lorsque vous commitez un fichier (git commit) :

  • l’arbre est placé dans la base d’objets.

Git ne compare jamais deux fichiers entre eux. Il compare leur résumé, qui est un nombre unique calculé à partir de leur contenu. Si le résumé de deux fichiers est identique, le contenu de ces fichiers est indentique (au bit près).

L’historique de votre projet n’est pas forcément linéaire : vous pouvez lui faire suivre plusieurs routes parallèles, les branches.

Vous ne pouvez créer des branches qu’à partir d’un commit. Il faut voir les commits comme des ronds-points (la route étant l’historique de votre projet) à partir desquels vous pouvez, si vous le souhaitez, prendre une autre direction dans votre projet.

Si vous créez une branche, disons test, alors que des modifications de votre espace de travail ne sont pas commitées dans votre branche master, les modifications que vous effectuerez s’appliqueront aux fichiers non commités de votre espace de travail. Si vous faites une erreur, vous ne pourrez pas retrouver le statu quo ante de vos fichiers en revenant à la branche master.

Si vous voulez enregistrer votre travail au fil de l’eau afin de pouvoir revenir à tout moment à un état antérieur, il vous faut donc committer régulièrement et sauvegarder votre espace de travail, répertoire .git y compris, par exemple via rsync. Lorsque vous déciderez de partager votre travail, vous pourrez déplacer, fusionner ou supprimer vos commits avant de les envoyer sous forme de patchs ou de les déposer sur un dépôt central.