Formats et outils

Lorsqu’une entreprise décide d’industrialiser la rédaction technique, elle se pose d’emblée la question des outils. Or, plutôt que les outils, ce sont les formats sous-jacents qui sont le point essentiel.

La plupart des éditeurs, afin de disposer d’un marché captif obligé de régulièrement payer des mises à jour de leurs produits, ont en effet développé des formats propriétaires que seuls leurs logiciels sont à même de modifier. Un fichier MS Word ou un fichier FrameMaker ne peuvent ainsi être modifiés que via les outils éponymes. Choisir un tel format risque donc de limiter les choix ultérieurs de l’entreprise et de se révéler coûteux : il faut une licence par utilisateur, qu’il soit rédacteur technique, contributeur occasionnel ou traducteur.

_images/format-standard.png

Un format standard laisse le choix de l’outil.

Si l’on réfléchit en termes de formats, en revanche, il est possible de mettre en place des solutions évolutives. Un format ouvert tel que OpenDocument ou DITA XML, par exemple (seul le second étant un format industriel de rédaction technique), n’est pas lié à un outil donné. Il est donc possible de le modifier et de le manipuler à l’aide de différents logiciels. Les formats structurés de type DocBook et DITA XML liés à un schéma XSD normalisée peuvent notamment être facilement gérés, de la création à la publication, à l’aide de toute une panoplie d’outils, de l’éditeur de texte libre à la suite logicielle propriétaire et graphique.